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Datorama

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Synapses

Jeudi 3 juillet 2008

Si chacun savait et pouvait lire dans le coeur de l'autre...
si chacun acceptait de recevoir ce cadeau qu'est l'amour ou l'amitié, la reconnaissance...
Tout serait tellement plus facile.

C'était peut-être débile à l'époque, çà l'est toujours pour certains, mais ces messageries de vacances que j'écrivais sur mes blogs de petite fille... c'était le bilan d'une année de relation, c'était le moyen de dire : je vous aime. Mon innocence et ma connerie me permettait de le mettre sans crainte... me dévoiler sans avoir peur.

Aujourd'hui, cela a changé. Il y a cette crainte parano qu'on s'en serve, il y a cette crainte que l'on se moque de moi, que l'on me fuit.. mais vous savez comment je suis, d'une sensiblerie exagérée.. pardonnez moi de parler avec mon coeur... pardonnez moi de vous avouer l'importance que vous avez à mes yeux... Souvenirs, amitiés nées, longues relations... Une partie intégrante de ma vie.

C'est sur cette musique, Feel, de Robbie Williams, que tout m'est revenu, des années de bonheurs malgré les larmes, je vous les dédies :

Il y a eu la maternelle, des années d'insouciances tellement immense.... dessiner sur les tableaux, dans la tourelle jouer aux poupées, se retrouver... Il y a eu toi Fanny, et toi Maddly... mes deux amies d'enfance, la danse ensemble, les fêtes d'anniversaire... Il y avait Noémie qui ne m'avait jamais aimé et dont je voulais absolument être l'amie... Il y a eu Lucas, mon premier amoureux officiel... une année durant... et toutes ces larmes qui viennent encore quand je pense à lui et sa maladie, lui sur son lit d'hôpital depuis le début de son CP... lui peut-être déjà passé de l'autre côté... La mucoviscidose ne pardonne pas...

Il y a eu Anne-Marie, cette maîtresse fabuleuse avec qui je restais en même temps qu’avec ma maman. Et l’équitation en moyenne section, avec Hélène une maîtresse un peu lente. Ce poney Badaboum qui n’obéissait qu’à son maître et à moi… et l’affreuse nouvelle qu’il a été transféré à l’abattoir, 4 ans plus tard. Ce premier mot écrit parce que papa ne m’avait pas dit au revoir à travers la baie vitrée. Déjà cette obsession d’être aimée et des habitudes qu’il ne faut pas changer.

Il y a eu la primaire... tant de rires et de violence. L'amie qui était toujours là contre celle qui me piquait ma copine... cela me fait rire aujourd'hui, car Gaëlle est à la même fac que moi. Amélie qui me redressait le sourire. Céline, ma binôme garçon manqué.. combien de fois on en a joué... les balles au prisonnier, le foot, le rugby, et l'endurance où nous étions les fières gagnantes... La fois où je suis venu te voir pour te demander si tu préférais Carolane ou moi, parce que j'avais cassé son Anaconda et que je voulais que tu me soutiennes... Il y a eu toi Léa, on formait un trio infernal.. ta maison à Aubepierre... le choc de la séparation. Simon, amant pendant 2 ans et demi, et Félix aussi... vous vous amusiez bien à nous promettre le mariage... Il y a eu le premier baiser, protégé s'il vous plait.. et mon frère qui n'a pas su garder le secret quand je lui ai dit. Et puis la bande à Volette... Charlie, Stanislas et Michael... L'araignée de Charlie, les peurs des élèves, les punaises plantées dans le dos. La prise de judo. Sa vengeance... mettre des araignées sur ma table, bocal ouvert... Je n'étais pas encore arachnophobe, mais je n'aimais déjà pas çà... Résister ce jour là, çà a été me condamner à devenir arachnophobe plus tard. Et comme je résistais, il a écrasé l'araignée de Charlie, cette si jolie épeire jaune orange et noir, donc je caressais l'abdomen... J'ai gagné la partie, j'en étais fière.. combien de séquelles plus tard. Charlotte aussi, sacré numéro mais amie gardée longtemps malgré des hauts et des bas.. un poème de départ, sans qu'elle ne parte finalement... des dizaines de cartes postales... Y'avait Malcolm et Yann aussi, et tous ces Adrien, avec qui je flirtais, parce qu'ils avaient le même prénom que mon frère. Et Mr Thuillier, cet excellent prof de CM2, mon poème l'automne... seul dont je suis encore fière aujourd'hui. Ce cadeau de mon histoire de Twouinmanek, illustré... Cette histoire que je n'ai jamais retrouvé... Tout comme mon manuscrit plus tard. Cette histoire de science fiction sur plusieurs planète.. j'aurai tant aimé la retrouver... j'ai mis trois ans dessus, elle n'était pas encore finie... Combien d'histoire ou de roman ais-je commencer sans finir de les écrire, déjà en primaire.
Ce recueil de poème que, lui, je n'ai pas perdu. Il y avait mme Mathis au CP, et l'histoire du crocodile au Mississipi pour apprendre à lire. Je me demande maintenant, pourquoi nous parler du Mississipi pour nous apprendre à lire, à nous, jeunes français?! Il y avait cette Virginie, plus grande que nous, qui a déménagé.. et son frère Adrien, plus vieux même que mon frère... Ce refus que je joue avec eux à la balle au prisonnier...Je devais vraiment être exécrable.
Il y a eu cette journée des pommes, où l'on a tous découvert les différents variétés sous le préau... l'annonce d"Amélie sous le préau, qui a un chien désormais, Oscar.. je me souviens encore de lui tout tremblant contre la porte... Ce dessert de pomme que je n'ai jamais su refaire : les pommes fondantes. Cette tarte aux pommes avec de la compote sous les pommes... Les pogs, les billes, ce banc... la bague que Yann avait trouvé et voulait offrir à Amélie, les cordes à sauter et ce balayage que j'ai fait à je ne sais plus quel garçon qui avait piqué la corde de Léa. Les élastiques et les marelles. Les sorties à la piscine, ce tapis qui m'empêchait de sortir la tête de l'eau, ce plongeon raté qui s'est terminé en pirouette sous l'eau. Ces frites pour nous faire flotter. Il y a eu les cours de piscines après, avec Michel je crois, à Fontenay Trésigny, pour mon frère et moi. Il y avait ces résumés de livre à faire en CM2,  ce livre que je n'ai jamais rendu, et que même maintenant je ne comprends toujours pas. Il y a eu mon appendicite puis mes allergies, et cette histoire qu'il fallait écrire.. cette mauvaise note auparavant, cette morale de l'histoire bien senti.. c'était le début de mon culot. Le début aussi d'une reconnaissance de mon écriture. Et puis ce concours de poème.. j'avais le soutien du prof et de quelques autres, je pensais être sélectionnée, même régionalement... et finalement çà a été Gaëlle... combien de temps l'ais-je jalousée ?!  Ce landy vers Pontault Combault je crois, cette insulte de raciste qu'on m'a balancé à la gueule parce que j'ai osé dire que l'autre équipe avait triché, au nom de toute mon équipe, et qu'il se trouve que le capitaine adverse était d'origine africaine.  Ce A++ sur la carte de France, que je ne saurais pas ravoir, j'avais tout appris pour que le Maître soit fier de moi... Je crois que c'est à ce moment que j'ai commencé à faire des transferts sur les profs. Et puis il y avait les amis d'Adrien, surtout cet autre Adrien Charles... et sa soeur Julie avec qui je me suis de suite entendue. Je ne savais pas qu'elle était moins âgée que moi et que la grande soeur que je croyais être même plus âgée qu'Adrien, avait en fait mon âge.


 

Suite à venir...

Par Môah - Publié dans : Pensées
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